50 classes à la page 2009, éducation aux médias
Jeudi 14 mai 2009 // 50 classes à la page 2008-2009
De novembre à mars, les lycéens de 2de 5 ont travaillé régulièrement une heure par semaine, sur le thème de 50 classes à la page : Petits et grands rêves pour changer la vie.
Ils ont travaillé avec trois professeurs:Mme Gautier, Mme Mancec et Mr Lamade et la participation d’Emmanuelle Favreau du CDDP et d’une ancienne élève du lycée, journaliste à France Bleu : Marion Dambielle .
Quatre articles de presse et deux reportages radio ont été produits. L’article de Mathilde Hervé et Marguerite Sklénard a été sélectionné et sera publié dans SUD OUEST le 13 mai.
« La Pirouette » pour rebondir dans la vie !
Qu’est ce que le lieu de vie La Pirouette ? C’est le rêve d’un couple qui s’est réalisé. Ici sont accueillis des enfants en grande difficulté et dont « personne ne veut ».
Depuis son adolescence Marie-Jo Rigagneau voulait s’occuper d’enfants.
Elle nous confie : « C’est une vocation, ça m’a pris vers 15 ou 16 ans, ça a toujours été en moi »

- Pour Marie-Jo, le lieu de vie est un rêve accompli.
Elle a toujours eu en elle ce rêve, qu’elle croyait irréalisable, d’aider ces jeunes filles et garçons à qui la chance n’a malheureusement pas souri. Elle passe la plus grande partie de son temps avec les enfants et en fait même son métier en travaillant en pouponnière. « Quand je travaillais en pouponnière, nous avoue-t-elle, je venais travailler même lorsque j’étais en congés. Ça fait partie de ma vie. Je ne peux pas me lever le matin sans m’occuper d’enfants. Quand j’étais en congés, j’étais mal. Je dois m’occuper d’enfants, ça fait partie de ma respiration ». C’est lorsqu’elle rencontre Bertrand qu’elle décide de se lancer dans son projet et de réaliser son rêve.
Ensemble, il vont alors créer le lieu de vie La Pirouette, à Saint Jean d’Angély.
Ils ont basé leur projet sur le voyage, ce qui permet aux enfants de découvrir le monde en parcourant différents pays tels que le Sénégal, la Tunisie, le Maroc..
Pour permettre aux enfants de repartir sur de bonnes bases, de multiples activités leur sont proposées comme la musique, le théâtre, la peinture, le sport etc…
Grâce à ces différents loisirs, les enfants tout en s’amusant, s’expriment et s’évadent. Le couple, à l’origine de toutes ces idées, permet alors aux enfants de rebondir dans la vie.
Ainsi, en ayant réussi à réaliser son rêve, Marie-Jo a égayé la vie de dizaines d’enfants dont l’horizon était obscur.
Article rédigé par Marguerite Sklénard et Mathilde Hervé, de la classe de 2de 5 du lycée Louis Audouin Dubreuil. Photographie prise par Mathilde Hervé.
UNE VIE AU SERVICE DES AUTRES
A l’approche de la soixantaine, Suzanne Burger, nous parle de son investissement dans la banque alimentaire de Saint Jean d’ Angély. La banque alimentaire permet aujourd’hui, à des familles ayant de faibles revenus de pouvoir se nourrir convenablement tous les mois et de pouvoir payer quelque factures... Pourquoi vous êtes vous engagée dans cette association humanitaire ? -Après avoir pris ma retraite assez jeune, j’ ai éprouvé le besoin de consacrer du temps aux autres.
En quoi consiste votre investissement dans cette association ?
Après avoir été simple bénévole depuis 1994, je suis maintenant présidente depuis 2004.
Cet engagement a-t-il un rapport avec votre ancien métier ?
Bien sûr, comme j’ai pratiqué le métier d’infirmière sur le plan relationnel oui,
mais en revanche, pas de rapport sur le plan médical.
Éprouvez vous de la satisfaction en aidant ces personnes ?
Oui j’éprouve de la satisfaction, mais je préférerais voir diminuer
le nombre de personnes victimes de la société.
N’avez vous pas des moments de découragement ?
Oui, parfois on se sent découragé, les plus démunis attendent des
solutions que nous ne sommes pas en mesure de leur fournir,
et ils sont de plus en plus nombreux à vivre avec le seuil de pauvreté.
Combien de temps cela vous prend par semaine ? Est-ce que cela vous prive de votre vie familiale ? -Cela dépend des semaines. Entre 10 et 12 heures en 2 jours de permanence. Parfois plus au moment des manifestations publiques. Mes activités sont compatibles avec ma vie de famille car elles se passent dans la journée.
Mme Burger Suzanne très investie dans son action pour aider les plus démunis a accepté avec plaisir de répondre à nos questions.
Propos recueillis par Valentin Grégoire, Pierre Turpeau et Niall Woulfe, classe de 2nde5,
lycée Louis Audouin Dubreuil à Saint Jean d’Angély.
Voler, plus qu’un métier un rêve !
En 1952, Guy Pécontal suit des études d’ingénieur des arts et métiers quand on lui propose d’être aviateur ... C’est alors le début d’une passion, d’un rêve risqué.
Lorsque Guy évoque ses meilleurs souvenirs durant sa carrière de pilote de chasse, ce qui revient le plus est la camaraderie. Ils étaient jeunes et complices : « on passait notre temps à rigoler, à faire des blagues »Il nous raconte ensuite qu’en cette époque de reconstruction, l’armée de l’air était renaissante, tout est à refaire : des usines au manuel... « quand j’étais jeune militaire, élève pilote, on avait un manuel d’instruction dans l’armée de l’air qui était le manuel d’ins- truction de la cavalerie, on apprenait même à dépasser un supérieur à cheval... ». Et c’est grâce à cette super formation... que parfois on peut se retrouver à voler dans des situations inattendues, car on ne maîtrise pas tout : « Un jour alors que j’étais en vol de routine avec un coéquipier, j’étais à une altitude de plus de 10000 pieds, au dessus des nuages et j’ai perdu partiellement conscience. J’étais en danger de mort mais grâce à l’appui de mon équipier, j’ai pu reprendre le contrôle de mon appareil à l’aide de ses instructions. J’ai tout de suite repris mes esprits et j’ai enfin eu la possibilité de poser mon avion sans encombre. Je n’ai pas eu le temps d’avoir peur sur le moment mais c’est ensuite quand j’ai appris que cette mésaventure était due à un problème dans l’alimentation en oxygène, c’est seulement après que j’ai eu peur ». Des anecdotes comme celle-ci, Guy n’en manque pas ! Et il en a vécu plus d’une dans sa vie de pilote de chasse.
A notre dernière question : « Est-ce que ce métier a changé votre vie ? » il répond qu’il ne sait pas si ça l’a changée vu qu’il n’avait rien connu d’autre, mais c’est une chance qui lui a été offerte. Avec du recul, il trouve qu’il a eu une belle vie.

- Guy Pecomtal : un ancien pilote de chasse encore plein d’énergie.
Son rêve continue toujours car il pilote encore de petits avions à l’âge de 77 ans à l’aéro-club de Saint-Jean d’Angély !
Reportage de Sicard Nicolas, Jones Rowena, Richard Romane, Arcourt Romain,Courtois Minos, Boucherie Médéric, Bebien Steven de la classe de 2°5 du lycée Audouin Dubreuil de Saint Jean d’Angely.
Un rêve devenu un combat
Il y a 13 ans , Madame Caillère a trouvé un berger allemand abandonné au bord de la route. Celui-ci lui a brisé le coeur. Trois jours après elle a donc décidé de créer une association pour les chiens en détresse. C’est ainsi qu’est né le Refuge de Fontorbe de St Jean D’Angély.
Malgré les difficultés financières rencontrées au quotidien, Mme Caillière a toujours trouvé la solution à ses problèmes. Pour ce qui est de la nourriture des chiens, les croquettes, soit l’équivalent de 2 tonnes par an, sont gracieusement offertes par l’association 30 millions d’amis. Les frais de vétérinaires sont également payés par ces derniers. Tara un husky de 22 mois qui a passé la quasi totalité de sa vie en refuge.
Le refuge, quant à lui, est obligé de payer tout le reste. Heureusement, celui-ci peut faire appel à la générosité des particuliers. Le refuge compte sur ces dons qui peuvent le soutenir dans son combat. Pour ce qui est de l’entretien, de la maintenance ainsi que des soins et de l’amour prodigués à nos amis canins, c’est aux bénévoles que ces tâches incombent , ils ont du mérite car leur travail n’est pas rémunéré.Ils ont d’ailleurs fait appel pour obtenir des postes fixes.Le chenil compte 20 à 25 bénévoles. Chaque jour, ils offrent leur amour et leur temps aux chiens.
De temps en temps, le chenil reçoit des appels de personnes se plaignant de la maltraitance d’un ou plusieurs chiens. A la suite de cet appel, un ou plusieurs bénévoles se déplacent chez la personne accusée afin de vérifier si cet appel n’était pas une blague. Quelques fois, les bénévoles sont reçus chez ces personnes à coup de fusil, cailloux... Mais bien qu’elles mettent leurs vies en danger, elles continuent quand même à vouloir sauver le meilleur ami de l’homme.
Caroline L. Morgane R. Elodie B. Celine L. Margot N. Jeanne G. Mathilde B. Classe de seconde 5 du lycee Louis Audouin Dubreuil de st jean d’Angely,
Photographie prise par Céline Legarlantezeck.
